splendida ær, levem æthera
Pauli Éluard [versione libera]
(accommodatæ: H.M. de Oliveira)

tandem amant carmine.
vidi te ante me
in turba vidi te
Egregium campos inter vidi te
vidi te sub arbore
Postquam cuncta loca quæ transivi
imo omnes cruciatus
cumque evolutus esset omnibus cachinnis
quæ ex aquis et acre ignis
hieme et æstate vidi te
vidi te in domo mea
brachia mea vidi te
mihi somnia vidi te
ego nec dimittam te.

Air vif
Paul Eluard

Derniers poèmes d’amour.
J’ai regardé devant moi
Dans la foule je t’ai vue
Parmi les blés je t’ai vue
Sous un arbre je t’ai vue
Au bout de tous mes voyages
Au fond de tous mes tourments
Au tournant de tous les rires
Sortant de l’eau et du feu
L’été l’hiver je t’ai vue
Dans ma maison je t’ai vue
Entre mes bras je t’ai vue
Dans mes rêves je t’ai vue
Je ne te quitterai plus.