O tristis, tristis est anima mea
Paulus Verlaine.
(accommodatae: H.M. de Oliveira)

O tristis, tristis est anima mea
quia de femina.

nullum est mihi solatium
quamvis cor meum exivit,

et si cor tametsi animus
diffugiebat ex hoc mulieris.

ego sine consolatione;
cum cor meum mœrens.

Cor meum et cor meum molliores
dic animæ meæ: si fieri potest,

Est possibile - et sic erat
hoc superbi exsilium, hunc exilii tristis?

dixit cor meum: scio,
me, nos volo hoc captionem.

præsens esse et in exsilium
quamvis procul?

O tristis, tristis est anima mea
quia de femina.

Ô triste, triste Était mon âme
Paul Verlaine

Ô triste, triste Était mon âme
A cause, à cause d´une femme.

Je ne me suis pas consolé
Bien que mon cœur s´en soit allé,

Bien que mon cœur, bien que mon âme
Eussent fui loin de cette femme.

Je ne me suis pas consolé,
Bien que mon cœur s´en soit allé.

Et mon cœur, mon cœur trop sensible
Dit à mon âme : Est-il possible,

Est-il possible, - le fût-il,
Ce fier exil, ce triste exil?

Mon âme dit à mon cœur : Sais-je,
Moi-même, que nous veut ce piège

D´être présents bien qu´exilés
Encore que loin en allés?

Ô triste, triste Était mon âme
À cause, à cause d´une femme